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Extrait de “Lettre à ma fille”

Mardi, septembre 16th, 2008

Je vous invite à la lecture du chapitre 1 de mon dernier ouvrage
“Lettre à ma fille”. Bonne lecture!

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Été  1950…
Tranche de vie n° 1

La tendre blondeur des plages du sud de la France où la Méditerranée vient se vautrer mollement, comme pour venir s’y reposer.
Le chant entêtant des cigales qui rythme lascivement la vie de la petite ville balnéaire baignée de soleil, où pins et platanes offrent ça et là une ombre reposante.
Le marché qui sent si bon la Provence et dont les touches multicolores semblent avoir été peintes par un artiste de génie.
Et enfin l’accent qui sait si bien cacher sa tendresse et fait chanter le Midi.
Voilà pour le cliché…

-Boudiou, qué chaleur ! bougonna la sage-femme.
- Vé lou pôvre pitchoun, il est déjà tout transpirant, peuchère. Répondit l’infirmière.
Né dans un tel environnement, à la mi-journée de la moitié de l’année qui marqua la moitié du siècle, il était après tout normal que je sois imprégné, dès ma naissance, d’un tempérament paresseux doublé de la désagréable habitude de ne tout faire qu’à moitié.

Cadet tardif de trois frères et prévu par mes parents pour être une fille, je grandis dans l’isolement familial propre à un enfant trop petit pour jouer avec les uns et trop «garçon» pour répondre aux attentes des autres. Mais je n’étais pas malheureux, loin de là.
Mes parents étaient de bons parents qui accomplissaient sérieusement leurs devoirs de parents et mes frères, me jugeant inintéressant, me fichaient une paix royale.
Mais vint le temps de l’école, des premières luttes et des premiers affronts.

Là, il faut dire que, surprotégé par ma mère qui ne se faisait décidemment pas à l’idée que je sois un garçon, je plongeai dès ma première année de scolarité dans un monde hostile dont, à ma grande surprise, je n’étais plus le centre.
Alors, malmené par les autres enfants qui trouvaient en moi une proie facile, je troquais avec une grande logique, pendant ces détestables instants communautaires, les jupes de ma mère pour celles tout aussi protectrices de la maîtresse d’école. Mais un jour, catastrophe ! La maîtresse, MA maîtresse s’absenta de la cour de récréation pour quelque obscure raison d’adulte. Désemparé par l’absence de l’autorité protectrice, je résolus de me cacher dans un recoin du préau, derrière les toilettes.
Mal m’en prit, car les «méchants» (même qu’ils étaient tous méchants, alors…) profitèrent de la situation pour enfin assouvir leur haine du faible, trop longtemps contenue. Mais, spectateur  assidu des aventures de Rintintin à la télévision, je me souvins, malgré la peur qui me tenaillait, d’une réplique du petit « Rusty » qui, confronté à une situation identique, rétorqua avec aplomb en s’adressant au meneur adverse :
- C’est facile de faire le brave à dix contre un. Viens seul, si tu l’oses !
Pensant, par ce naïf stratagème, échapper à la correction qui m’était promise, je lâchai donc la phrase que j’espérais salvatrice, avec un aplomb qui me surprit moi-même.
Mais l’autre osa… Comme dans Rintintin d’ailleurs, l’autre avait osé. Mais à la différence de mon meneur à moi, celui de Rusty n’était pas une brute au visage et au corps épais qui le dépassait d’une bonne tête et devait avoir au moins un an de plus. C’est que ça compte un an de plus quand on en a six…
Eh oui, ça fait sept

Certain de sa victoire, mon Goliath personnel s’avança donc vers moi en me promettant de me réduire en bouillie, ce que je crus sur parole. J’ignore encore comment je fis, ni quel miracle se produisit, mais quelques instants plus tard, mon tortionnaire se roulait par terre de douleur et sans doute aussi de honte, le nez et la bouche en sang.
À la suite de ce « coup » d’éclat, où je fus puni par les uns, mais respecté par les autres, mon père, qui me gronda pour la forme et aussi, sans doute, pour donner le change à ma mère, changea d’attitude à son égard. J’étais bien un garçon, finalement…
Ma mère, par contre, voyait les choses d’un tout autre œil : « sa petite fille » l’avait quittée pour devenir un petit garçon comme les autres.
Quoi qu’il en soit, plus jamais à partir de ce jour, je ne me suis réfugié derrière qui que ce soit.
Puis, vint le temps des premiers émois amoureux, avec, pour le jour de mes treize ans, la consécration suprême : je fus dépucelé, ce jour-là (bon anniversaire…), par une « vieille » de vingt-sept ans.Une touriste allemande qui passait ses vacances dans le camping que tenaient mes parents. Elle s’appelait Heidi et m’a fait voir, ce soir-là, beaucoup plus d’étoiles qu’il n’y en avait dans le ciel.

Côté sports, je m’essayai, comme tout le monde, au football, avant de me diriger vers la boxe où cela se passait plutôt bien, affichant sept victoires par K.O. sur sept combats. Mais vint le jour fatidique où mon entraîneur trouva intelligent de me présenter au championnat de France scolaire de ma catégorie. Dans les vestiaires, avant le premier combat, il me briefa :
- Je l’connais ce p’tit jeune de Lyon, y va bien mais l’a une mâchoire de verre. Alors, tu l’laisses venir et badaboum !
Ça, pour l’avoir laissé venir, je l’ai laissé venir, badaboum ! Et je me suis réveillé dans les vestiaires…

Je compris ce jour-là, qu’il valait mieux m’en tenir à un autre genre de «badaboum», auquel je m’adonnais depuis déjà quelques temps : la batterie. C’était beaucoup moins dangereux et tout aussi efficace pour tomber les filles. Puis, au fil du temps, ce palliatif musical est vite devenu une  véritable passion qui changea le cours de ma vie d’adolescent.
J’avais donc décidé d’utiliser le peu de réserve de logique que j’avais à ma disposition, pour changer radicalement de moyen d’expression…

Mon actualité de septembre

Jeudi, septembre 4th, 2008

 Mon nouvel ouvrage, LETTRE À MA FILLE, paraît le 12 septembre. J’ai le plaisir de le présenter en avant-première à la Fête du Livre de Besançon “Les mots Doubs”, les vendredi 12 et samedi 13 septembre prochains. Je vous invite à en découvrir son contenu à partir du mois prochain dans les pages de mon blog, où je vous en livrerai régulièrement un chapitre.

J’ai également le plaisir de rencontrer mes lecteurs et dédicacer mes livres : L’ÉPÉE ET LA LUMIÈRE et LETTRE À MA FILLE, à la librairie “Privat-Sorbonne” de Nice, de 15 h à 19 h, le samedi 27 septembre.

Lettre à ma fille

Lundi, septembre 1st, 2008

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Ma fille,
Tu as vingt ans et je te dédie ce livre que j’ai écrit en pensant à mes erreurs passées.
A tous les mauvais chemins que j’ai empruntés comme aux bons que j’ai soigneusement évités.
Enfin, à tout ce que la vie m’a appris, mais à chaque fois trop tard.
Une sorte de guide de ce qu’il ne faut pas faire, quoi…

LETTRE A MA FILLE retrace les “tranches de vies” de l’auteur qui l’ont aidé à comprendre ce qu’il ne fallait surtout pas faire, tant il est vrai qu’il y a peu d’erreurs qu’il n’a pas commises.
Mais au-delà de la narration autobiographique, ce livre tente de nous faire prendre conscience que la vie est aussi courte qu’elle est unique et que nous ne devons pas la gaspiller inconsidérément. C’est le “carpe diem”, cher aux sages de l’antiquité.
Aux jeunes gens qui démarrent dans la vie, comme aux parents parfois un peu perdus face aux errances de leurs enfants, l’auteur cherche surtout à délivrer un message d’espoir.
“Car j’ai toujours espéré que demain serait meilleur…”

 ISBN                         9782356630087
Titre de l’ouvrage    Lettre à ma fille
Auteur                      Joseph Colomba
Editeur                     Editions Graine d’Auteur
Sujet                         Biographie
Prix TTC                   12,50 €

Biographie

Mardi, juillet 15th, 2008

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Je suis né à Cannes en 1950.
Après des études qui s’arrêtèrent en terminale et le conservatoire de musique que je fréquentais avec beaucoup plus de plaisir que le lycée, je “montais” à Paris tenter ma chance en tant que musicien professionnel. Période aux débuts difficiles  où le rêve est vite devenu une cuisante réalité. Galère de près d’un an pour me loger, me nourrir, etc… Mais ma ténacité finit par être récompensée le jour où je fus engagé comme batteur par un grand nom de la chanson. J’avais 17 ans…
A 21 ans, fin de la belle aventure et par dépit, 5 longues années dans une unité de commandos, dont 3 dans un riant pays appelé le Tchad. Puis, la démobilisation et un retour à la vie civile amorcé par un emploi de chevrier dans le haut pays grassois pour, une année plus tard, me retrouver videur de boîte de nuit. Remarqué pour ma “délicatesse” dans ce métier de poètes, je fus engagé, 2 ans plus tard comme garde du corps d’une grande personnalité au service de laquelle je restais 8 années.
Entre temps, un mariage d’amour et la naissance de ma fille me faisaient prendre conscience d’autres responsabilités et j’ai pris la direction d’une société spécialisée dans le domaine portuaire. Après 10 ans d’activité, le directeur général est devenu chômeur, la dite société ayant été vendue par le groupe qui la détenait. Alors, à 50 ans, je décidais de revenir à mes premières amours en redevenant musicien professionnel et enfin, quelques temps plus tard… ECRIVAIN.
Si j’ai choisi le moyen-âge pour mon premier roman, c’ est que cette période qui a toujours été considérée comme la plus obscure de notre histoire, me passionne depuis de longues années et en particulier, le monde de la Chevalerie dont l’univers spirituel a su transmettre ses valeurs morales à travers les siècles.
C’est la volonté d’apporter à tous un peu de ces “secrets d’initié” qui me conduisit à me consacrer à l’écriture de L’EPEE et la LUMIERE,  dont la suite paraîtra  au cours du deuxième semestre 2009.
Mon second livre, “LETTRE A MA FILLE”, une biographie et une réflexion sur le temps qui passe, paraîtra au mois de septembre.

Joseph Colomba

Présentation

Mercredi, juin 25th, 2008

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Bienvenue sur mon blog.

Un écrivain se doit de vivre avec son temps, et utiliser les outils d’aujourd’hui afin de partager sa passion pour l’écriture auprès de ses lecteurs.
Afin de faciliter et de jardiner notre relation nouvelle, je dispose de 2 outils de communication :
- Mon blog : www.josephcolomba.com
- Mon site Internet : www.josephcolomba.fr

Je suis heureux de vous annoncer que je suis présent à la Fnac de Nice le Vendredi 27 Juin à partir de 17 h 30. Au cours de ce forum, je serais heureux de rencontrer mes lecteurs et de dédicacer mon roman “L’épée et la Lumière”.

Je travaille actuellement sur un nouvel ouvrage “Lettre à ma fille”. Cette biographie sera disponible dès la rentrée de Septembre.
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L’épée et la Lumière

Lundi, juin 16th, 2008

9782356630001r-copie.jpgL’EPEE et la LUMIERE est le récit passionnant de la quête chevaleresque et spirituelle de Hugo de Bonnefond, Frère Chevalier de l’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem.
Dans ces pages souvent émouvantes, parfois dramatiques, mais toujours captivantes, l’auteur raconte le parcours initiatique du jeune Hugo, orphelin recueilli par Jean de Bonnefond, Commandeur de l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem. Aux côtés de son guide et mentor, Joseph le Salyen, Hugo va découvrir la magie des rites secrets et du langage symbolique pour devenir à son tour Premier Chevalier de Saint Jean et assurer la pérennité et le renom de la Commanderie de Tallard.
Au cours de ses aventures qui l’entraînent des deux côtés de la Méditerranée, de situations périlleuses en terribles combats, il découvre, au prix d’une profonde recherche initiatique, que son pire ennemi n’est autre que lui-même. Sous les événements forts qui jalonnent sa vie (amour, amitiés, initiation, combats…) émerge une volonté constante et tendue vers un but unique : être digne de son Père, chevalier lieutenant du Christ, médiateur et instrument de la Justice Divine. Il nous fait partager la vie sans concessions de ces Moines Soldats qui prêtaient serment sur Dieu, la Vierge Marie et Saint Jean Baptiste. Ils vivaient dans la droiture et en obéissance à l’Ordre Souverain, renonçant à tous biens terrestres et consacrant leur vie à la défense des faibles et des opprimés, autant qu’ au service des malades et des démunis.
L’EPEE et la LUMIERE est une bouleversante histoire d’hommes et un récit spirituel. Un roman qui nous entraîne dans le monde du rêve où foisonnent intrigues et mystères.
A travers les aventures de Hugo, l’auteur nous amène à une profonde réflexion philosophique sur le sens même de notre vie et sur les valeurs primordiales que nous avons aujourd’hui oubliées.